Michel VERGÉ-FRANCESCHI est bien connu en Corse pour nombre de ses ouvrages : son Histoire de Corse, Le Pays de la grandeur (Le Félin, 1996, maintes fois rééditée, y compris en Poche), couronnée par l’Académie française ; ou son Pascal Paoli, Homme des Lumières (Fayard, 2007), aussi couronné par l’Académie française. Titulaire à trois reprises du Prix de Corse notamment pour son Voyage en Corse, collection Bouquins (Robert Laffont, 2010), il nous a livré en 2014 un livre qui est avant tout “un devoir de mémoire” : Jean Baldacci (1890-1914), Une famille corse en deuil face à la guerre (éd. Colonna, Prix de Corse 2014). Il fait parler ici un autre jeune auteur, Jean, joli petit garçon, brun, intelligent, doué et curieux, qui ressemble à Napoléon enfant qui avait à peu près le même âge que lui lorsqu’il a quitté la Corse pour découvrir le continent : le collège d’Autun, puis l’École de Brienne. Aujourd’hui, Jean fait le chemin inverse dans ce livre et c’est lui qui découvre pendant trois semaines (1er-19 août) la Corse, ses villes, ses hommes, son histoire, ses paysages, ses coutumes et sa langue. On ignore à travers ces pages qui de l’enfant ou du professeur guide l’autre en le tenant par la main. Tous deux se posent des questions fondamentales : la Religion, la violence, la culture. Après son “devoir de mémoire” Michel et Jean nous livrent ici un devoir d’avenir à travers un livre que l'on peut lire de 7 à 77 ans.
top of page
bottom of page
