…Vanina, la guitare de Django l'avait poursuivie, depuis l'enfance, dans la rue, au café ou chez sa mère. Elle se comportait avec cette suite d'accords comme quelqu'un qui change de trottoir pour s'éviter une mauvaise rencontre. Et tout d'un coup ces variations lui servaient de passerelle pour rejoindre ce père dont lui restait l'écho de la voix. Des accents qui traînaient une nonchalance méridionale, que cachait une violence contenue. Sa mère lui avait rapporté qu'un jour, à propos des Gitans, il s'était emporté : « On leur envie leur liberté, on les méprise, on les cantonne à la périphérie des villes, dans ces terrains vagues comme des dépotoirs…. 

… Les musiciens avaient rangé leurs instruments. Diego était venu vers elle et ils avaient échangé quelques présentations maladroites entre deux fous rires qui étaient l'expression de leur timidité respective.
Quand ils avaient quitté le club, l'aube tardait à venir. Il l'avait raccompagnée jusque chez elle, de ce pas lent qui favorise la confidence. Et voilà que, sans qu'elle l'évoque, Django s'était immiscé dans leur conversation. 
« Il faut que tu écoutes le tremblement des notes au bout de ses doigts estropiés. C'est de la maîtrise, bien sûr, mais c'est aussi un don, celui de réenchanter la mélodie. »…  

Pour un accord de Django

15,00 €Prix
  • ISBN : 978-2-490584-40-6

     

     

     

  • Port gratuit pour la France Métropolitaine et Monaco

    Pour le reste du monde, nous consulter.